Russie: 67 avortements pour 100 naissances

Publié le par intoxikinfo.over-blog.com

 

foeutusAu pays des fiers cosaques, on compte aujourd’hui 67 avortements pour 100 nouvelles naissances. Les cliniques privées d'avortements y connaissent un triste succès pratiquant des IVG « sans répit », 24h sur 24. « La publicité de ces “usines” est débordante dans la plupart des médias ». Les chiffres et les conséquences de ce phénomène sont accablants : 20% des couples sans enfants, 2 millions d’avortements chaque année, dont 90.000 d’entre eux concernent des jeunes femmes de moins de 19 ans en 2009. Au final, le plus grand pays d’Europe ne compte que 26 millions d’enfants pour 142 millions d'habitants. Et pourtant, l’Etat reste silencieux remarque Elena Mizoulina, présidente du comité de la Douma russe aux affaires de la famille, des femmes et des enfants.

Cette dernière juge inacceptable la possibilité « d'avorter presque sans restrictions jusqu'à la 12e semaine de grossesse » et voudrait mettre en place des moyens concrets pour aider à réduire les avortements, dont celui de faire écouter aux femmes les battements du cœur de leur enfant. Certains experts souhaitent également que des psychologues, médecins et assistants sociaux s'investissent activement auprès des jeunes dans les écoles, ainsi que dans les services de gynécologie-obstétrique et les services d'aide psychologique.

Pour la journaliste Olga Sobolevskaïa, les raisons du nombre élevé d’avortements ne sont pas forcément d’ordre socio-économique. Ce serait plutôt le modèle occidental et ses valeurs récemment introduites à l’Est qui serait à pointer du doigt.

En effet, le programme d’assistance sociale et financière de l'Etat devrait logiquement inciter les couples à avoir des enfants mais « la conjoncture économique n'est déterminante en matière de planification familiale que pour 8% des familles » selon Sergei Zakharov, directeur adjoint de l'Institut de démographie de l'Ecole supérieure d'économie. « Les personnes en âge de se reproduire ont désormais d'autres priorités, à savoir leur carrière et le besoin de se réaliser. »

Mise en cause également dans ce déclin des naissances, la transmission de « stéréotype familiaux ». La plupart des adultes en Russie seraient d’anciens enfants uniques qui ne souhaiteraient pas avoir plusieurs enfants. Un modèle si répandu que la naissance d’un troisième enfant y est presque toujours jugée indésirable et que « les avortements au stade initiale de la grossesse continuent de rester l'outil principal de la planification familiale en Russie ».

 

 

Source:

libertépolitique.com

 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article