Vincent Reynouard: la victoire du révisionnisme par le silence des médias

Publié le par intoxikinfo.over-blog.com

Vincent Reynouard: « La façon de mener le combat révisionniste doit changer »
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*Entretien publié dans le « RIVAROL » du 1er octobre 2010 :


RIVAROL: Voilà maintenant près de trois mois que vous êtes en prison. Comment vous sentez-vous ?


Vincent REYNOUARD: Bien. Les quinze premiers jours à Valenciennes ont été assez difficiles, mais je dois avouer que la principale cause fut mon impatience… Je n’avais pas encore compris que, dans une nouvelle prison, il faut tout d’abord rester calme et apprendre à connaître les «règles du jeu». Une fois qu’on les connaît et qu’on les accepte, saisissant ce qui est offert et mettant une croix sur ce qui est définitivement hors de portée, tout va beaucoup mieux.


R.: Avez-vous l’impression que les autorités de la prison s’acharnent sur vous?


V.R. : Absolument pas. Je suis considéré et traité comme les autres; un peu mieux même, puisque je suis dans une cellule seul, ce qui me permet de vivre à mon rythme (lever très tôt, coucher très tôt). Je bénéficie en outre du même accès aux activités que les autres: je fréquente ainsi la bibliothèque et je vais bientôt pouvoir suivre une formation de soixante heures en allemand avec le CNED. Je ne puis donc que me féliciter de la façon dont je suis traité ici. Le devoir d’objectivité me conduit à le dire clairement.


R.: Justement, parlons de vos activités. Comment occupez-vous vos journées?


V.R. : Mes journées sont occupées par l’apprentissage de l’allemand, la réponse au courrier, les prières, le dessin et les promenades (trois heures par jour, une heure trente le matin, une heure trente l’après-midi). A cela s’ajoutent les tâches normales de la vie: repas, douches, nettoyage de la cellule et de mes habits une fois par semaine. Tous les lundis enfin, je passe une heure à la bibliothèque.


R.: Dans votre première lettre pour RIVAROL, vous disiez vous attendre au pire à son propos. Qu’en est-il ?


V.R. : J’avais tort. Certes, la bibliothèque est petite (taille de celle d’un collège) mais on y trouve des livres intéressants, notamment sur les questions de société (le suicide, l’islam, le problème israélo-palestinien, le devenir de l’homme…) Cette semaine, j’ai emprunté La République de Platon. Vous voyez qu’il y a de quoi se cultiver!elevesreynouard.jpg


R.: Ne trouvez-vous pas tout de même le temps long ?


V.R. : On trouve le temps long quand on n’a rien envie de faire. Mais si l’on sait occuper ses journées positivement, il passe relativement vite.


R.: Quels sont vos rapports avec les autres détenus ?


V.R.: A 90% les détenus sont des petits voyous condamnés pour violences, trafic de drogue, vols, conduite sans permis… Si j’excepte les dessins qu’ils me demandent (roses, bouquets, cœurs…) pour écrire leurs lettres, je n’ai aucune discussion avec eux. Mais je me suis lié d’amitié avec des gens plus âgés (des quadragénaires comme moi) avec lesquels on peut davantage discuter des questions de société. On forme un petit groupe de cinq ou six. Pendant les promenades, on discute comme on discuterait au café.


R.: Savent-ils qui vous êtes et pourquoi vous êtes là ?


V.R.: Je dis que j’ai écrit sur les juifs, sur Israël et que j’ai été condamné pour cela. Tous sont très surpris qu’en France on puisse se retrouver en prison pour avoir écrit. Mais cela ne va pas plus loin. Si des questions plus précises me sont posées, j’élude, non par honte mais parce qu’ici il me paraît inutile d’aller plus loin ; la « clientèle » ne s’y prête pas…


R.: Quels sont vos rapports avec les gardiens?


V.R.: Je reste aimable et souriant avec tous. La plupart des surveillants ici font leur travail sans en « rajouter », c’est-à-dire qu’ils gardent des rapports distants avec vous. Certains sont hélas beaucoup moins aimables, il ne faut rien leur demander, on sait d’avance qu’ils refuseront. D’autres en revanche sont gentils, très gentils même et très compréhensifs. Ils vous disent «bonjour», «au revoir», «bon appétit», «bonne soirée». Ils sont des rayons de soleil dans la prison. Bref, c’est comme partout, il y a du bon, du moins bon et du regrettable. Mais il faut se souvenir que ces hommes et ces femmes sont à 90% en contact avec des voyous; on peut donc parfois comprendre la distance qu’ils souhaitent garder.


R.: Cette détention d’un an influera-t-elle sur votre façon de mener le combat révisionniste à votre sortie de prison?


V.R.: Je n’ai pas attendu la prison pour changer. La distribution publique de tracts qui m’amène ici remonte à plusieurs années et, depuis, il n’y en a plus eu une seule. Pourquoi? Parce que si l’on compare les sommes engagées, le temps pris et les conséquences au résultat obtenu, le bilan est négatif à cent pour cent. Cette distribution nous a valu zéro réponse (je dis bien zéro) et une dizaine de plaintes.


Désormais cette forme de combat est donc à proscrire totalement, au moins tant que la situation n’aura pas changé. Mais Internet nous en offre d’autres qu’il faudra exploiter. Et puis la revue confidentielle Sans Concession continuera pour ceux qui veulent entendre notre message. La vérité se diffusera ensuite par capillarité grâce au bouche-à-oreille.


Depuis plusieurs années déjà, nous fonctionnons ainsi, c’est-à-dire en évitant de violer trop ostensiblement la loi Gayssot. Et ça marche: la diffusion privée de nos DVD sur l’«Holocauste» et leur reprise sur Internet a eu un impact non négligeable. Je le dis souvent: les graines de la vérité ont été semées; personne ne pourra plus les empêcher de pousser. Nos adversaires ont déjà perdu: sur le terrain intellectuel et scientifique, la faillite de l’entreprise Jean-Claude Pressac a marqué leur capitulation définitive. Ils tiennent encore parce qu’ils bénéficient des structures qui leur permettent d’orchestrer une intense propagande. Mais le jour où ces structures vacilleront (à la suite, par exemple, d’une grave crise économique), tout chancellera et la nudité du roi apparaîtra en pleine lumière.


R.: Depuis votre incarcération le 9 juillet dernier, des informations contradictoires ont été diffusées quant à la façon de vous aider, vous et votre famille. Quelle est actuellement la meilleure façon de vous aider, vous et les autres?


V.R.: On a un peu tâtonné au début. Pour l’heure, mon train de vie en prison n’étant pas grand, j’ai assez. Merci. Vous pouvez en revanche aider mon épouse en lui envoyant un petit billet sous enveloppe ou un chèque à l’ordre de V.R. (il faut adresser toute correspondance à Urbain Cairat, Case postale 1528. CH-1820 Montreux. Suisse). Je remercie de tout cœur ceux qui nous ont aidés et ceux qui nous aideront encore.


R.: Que répondre à ceux qui disent que votre combat ne sert à rien dans la mesure où, les media n’en parlant pas, le grand public l’ignore?


V.R.: Il est bien évident que si l’on regarde le présent, ce que je fais ne sert strictement à rien. Nous l’avons écrit cent fois : tant que les gens auront du pain et des jeux, rien ne leur fera ouvrir les yeux. Quand on ne voit pas plus loin que son auge et que son auge est pleine, pourquoi vouloir changer? Mais je regarde plus loin. Pour moi, le silence de la grande presse à propos de mon affaire est éloquent. On a fait voter la loi Gayssot et pour la première fois en France (NDLR: la seconde en réalité, Alain Guionnet, le directeur de Revision ayant été incarcéré en 1993 pendant de longs mois pour avoir contrevenu à la loi Gayssot) elle est appliquée dans ses dispositions les plus strictes. C’est donc – ou cela devrait être – pour le Système une grande victoire remportée au nom de la démocratie. Or, une victoire comme cela, ça s’annonce. En 1997, la presse a annoncé ma révocation définitive de l’Education nationale et en 2008 elle a claironné ma condamnation à un an de prison ferme. Mais cette fois-ci la presse garde le silence, comme s’il y avait un sentiment de honte, comme si cette victoire était inavouable. Pourquoi? Tout simplement parce que jeter en prison un citoyen qui a toujours défendu calmement ses opinions en invoquant des arguments rationnels, qui n’a jamais appelé au meurtre, ni à la violence, qui condamne toute forme de terrorisme et qui a toujours réclamé un débat loyal avec ses adversaires, jeter un tel citoyen en prison résonne comme un aveu, l’aveu que l’on n’a rien à lui répondre.


Nos adversaires le savent, voilà pourquoi ils cachent cette victoire qui est en réalité une défaite. Mais quand, dans un avenir plus ou moins proche, de graves événements surviendront qui contraindront les peuples à opérer une révision déchirante de leurs certitudes hédonistes, alors la question du révisionnisme historique se posera avec beaucoup d’autres. Et ce jour-là, quand on verra le traitement qui fut réservé en 2010 à un père de famille nombreuse totalement pacifique, on saura qui, dans cette affaire, mentait et qui disait honnêtement la vérité. Ce jour-là, mon sacrifice aura porté ses fruits.

Propos recueillis par Jérôme BOURBON.

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Pour écrire à Vincent Reynouard, il faut mentionner son numéro d’écrou (33034). Maison d’arrêt. BP 80455. 59322 Valenciennes cedex.

 

Source: toutsaufsarkozy.com

Publié dans Désinformation

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