Le tabou de la mixité à l'école remis en cause

Publié le par intoxikinfo.over-blog.com

Le tabou de la mixité à l'école remis en cause

M Les effets pervers de la cohabitation filles-garçons sont mis en avant par des travaux de sociologues. La mixité fut rendue obligatoire en France, depuis la loi Habyde 1975, faisant d'elle un élément aussi important que la laïcité. Mais ce tabou idéologique est remis en question. La sociologue Marie Duru-Bellat, auteur d'ouvrages vantés par l'ensemble des tenants du progressisme scolaire, et insoupçonnable de dérive réactionnaire, a publié cet été dans la revue de l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) un article intitulé «Ce que la mixité fait aux élèves». Un pavé dans la mare. Toute remise en caus semble pourtant intolérable.

Mais toutes les études le prouvent : les filles obtiennent de meilleurs résultats à l'école, toutes catégories sociales confondues. Certains s'inquiètent de l'effet potentiellement délétère de la mixité scolaire sur les garçons.

Depuis 2008, la mixité n'est plus obligatoire en France. Mais certains l'ignorent encore. Les écoles non mixtes ont fait l'objet, dans les années 2000, d'expériences aux États-Unis, au Canada, en Allemagne, ou en Grande-Bretagne. Aux États-Unis, les résultats ont été jugés très positifs pour les filles issues des minorités. En Allemagne, où il s'agissait de développer des enseignements non mixtes, en sciences physiques ou en informatique, les résultats étaient très positifs pour les filles. En France, seul le privé hors contrat développe des classes non mixtes. Dans l'enseignement catholique sous contrat, la non-mixité est peu à peu devenue rare. Claude Berruer, secrétaire général adjoint de l'enseignement catholique, ne semble, hélas, pas convaincu :

"il faut avoir conscience que la mixité ne contribue pas forcément à une égale dignité garçon-fille. Mais un retour en arrière ne serait pas la solution. Bien sûr, nous avons des familles, notamment musulmanes, qui expriment des réserves et mettent le doigt sur des façons de vivre la mixité qui ne respectent pas la pudeur. On se désole du machisme, mais il faut réfléchir sur ce qu'on donne à voir du rapport au corps

dans nos sociétés."

Michel Janva

 

Source: lesalonbeige

Publié dans Vie de famille

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